jeudi 7 décembre 2017

POUR LES FETES




Vos bibliothécaires vous proposent une sélection d'ouvrages et de films.

Rendez-vous à la médiathèque !

mercredi 6 décembre 2017

LE CERCLE DE LECTURE

Vous aimez lire? vous voulez partager vos lectures? vous êtes au bon endroit !

Un samedi matin tous les deux mois, le cercle de lecture de la médiathèque se réunit dans la bonne humeur, autour d'un thé ou d'un café (et de quelques gourmandises) pour parler littérature. Tous les genres sont bienvenus, avec un thème choisi à l'avance. Rejoignez nous !

Renseignements et inscriptions  : 01 34 84 89 84 ou à la médiathèque
A bientôt !

L'ANNEE PENSIONNAIRE

Isabelle LORTHOLARY
Editions Gallimard
Secteur romans adultes

Un pensionnat pour jeunes filles dans les années 70…
Oubliez tout de suite les images romantiques de gracieuse fillettes en joli costumes, jouant dans la cour de récréation le jour et riant sous les couvertures des dortoirs la nuit. Isabelle Lortholary nous dépeint un monde bien plus proche d'Oliver Twist que des Petites filles modèles.
Le pensionnat est situé en montagne ; il est isolé, froid, et ressemble d'avantage à une prison qu'à une école. Là y vivent les élèves, de 7 à 18 ans, arrachées à leurs familles et à toute espèce d'affection.

Car qu'on ne s'y trompe pas : ce microcosme féminin est effroyablement cruel. Les élèves méprisent les plus jeunes, qui pleurent encore, et leurs professeurs qui quémandent auprès d'elles une tendresse dont elles manquent aussi.
La narratrice, qui jusqu'ici avait jugé sans complaisance ses autres camarades, est un jour fascinée par une nouvelle élève. La mystérieuse Attali semble détachée du monde, fume en cachette et semble dissimuler un secret. La fascination tourne presque à l'obsession pour la narratrice qui ne peut atteindre sa camarade : elle aime Attali.
Parallèlement, une petite fille de 8 ans, souffre douleur de l'école, tente de s'attirer la sympathie de la narratrice.
« Lorsqu'une petite nous disait 'Je t'aime ' cela voulait dire 'Protège moi'. »

Mais la narratrice n'a d'yeux que pour Attali et elle joue légèrement de l'affection que lui porte la petite fille. Jusqu'au jour du drame…

LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS ET A VELO

Guillaume PREBOIS
Editions Arthaud Poche
Secteur littérature de voyage
En 2009, le journaliste Guillaume Prébois et deux de ses amis, Chris et Archi, entreprennent de partir sur les traces de Philéas Fogg, le héros de Jules Verne. Ils vont faire le tour du monde en 80 jours, mais à vélo : 200 kilomètres par jour, l’équivalent de 4 tours de France à la suite.
On y voit les accidents, les blessures physiques, tous les petits détails et contrariétés que l’on rencontre en voyageant et que l’on aime ensuite raconter. Pourtant le texte que nous livre l’auteur sur son expérience va plus loin que le simple compte-rendu d’une performance sportive. En effet, Prébois est journaliste et passionné de littérature et il ne s’est pas contenté de traverser le monde. Il a regardé attentivement chaque pays, a discuté avec leurs habitants. Et les paysages magnifiques qu’il découvrait lui rappelaient les plus beaux passages de Tolsoï ou de Kerouac.
Qu’on aime ou non le cyclisme, on ne peut que dévorer ce livre.

LA VIE SECRETE DES ARBRES

CE QU'ILS RESSENTENT, COMMENT ILS COMMUNIQUENT


Peter WOHLLEBEN.
Editions Les Arènes 2017
Secteur documentaires adultes

Considérer les arbres comme des êtres vivants peut paraître au minimum excentrique, et en tous cas étonnant ; Cependant, selon Peter WOHLLEBEN, forestier allemand passionné de ces géants végétaux, les arbres respirent, transpirent, digèrent, se blessent, se déplacent même d'un endroit à un autre, crient en cas de danger, se défendent, grandissent lentement et meurent.

Plus étonnant encore, au sein d'une même espèce, ils seraient solidaires ; ils ressentent les dysfonctionnements de leurs voisins, tout comme les attaques parasitaires. Ils peuvent se livrer à une rude compétition pour l'accès à la lumière et à l'eau. Ainsi, vivant dans un même écosystème forestier, chênes, hêtres, charmes, ifs, épicéas…sont des concurrents. Ils développent ainsi une stratégie qui s'impose alors à chaque famille ou espèce d’arbres.
Les arbres vivant dans un jardin ou au bord des voies publiques, éloignés de leur famille, ont plus de mal à vivre.
Résultats de recherches scientifiques, ces anecdotes fascinantes sont une juste plaidoirie pour les arbres. Désormais, vous ne pourrez plus regarder ces si discrets voisins sans une certaine empathie.

LE JOUR DU CHIEN

Patrick BAUWEN
Albin Michel 2017
Secteur romans policiers adultes
 
Le docteur Chris Kovak est veuf ; sa femme a été sauvagement assassinée trois ans plus tôt, poussée sous le métro par un tueur fou. Un soir, alors qu'il rentre chez lui, il assiste à une agression et reçoit une balle. La scène est filmée par un téléphone portable. Lorsqu'il se réveille à l'hôpital et voit la vidéo, il y reconnaît sa femme, bien vivante. Qui était la femme qu’il a vue morte et qu’il a prise pour son épouse ? Et puisque le tueur est à l’asile, qui donc continue à tuer ?
Voici un excellent thriller qui vous tient en haleine jusqu’au bout, et un récit savamment rusé qui vous plonge dans les ténèbres glauques des sous-sols parisiens... et dans le doute. Parce qu'il faut avoir un sacré flair pour déceler les innombrables fausses pistes, chausse-trappes et autres surprises que l'auteur a disséminées un peu partout dans son intrigue. Amateurs de coups de théâtre, vous allez être servis !

CAP SUR LE GRAND CONTINENT BLANC


Sylvain MAHUZIER et Jean-Pierre SYLVESTRE
Editions Quae, 2016
Secteur documentaire adultes

D’une richesse inouïe en biodiversité, l’Antarctique attire chaque année 40.000 visiteurs assoiffés de découvertes ou d’aventures palpitantes dans cette zone aux conditions climatiques extrêmes.
Sylvain Mahuzier, guide naturaliste-conférencier, et Jean-Pierre Sylvestre, spécialiste des mammifères marins nous emmènent avec eux, du Sud de la Terre de Feu au Cap Horn, en traversant le passage de Drake et en faisant une escale aux îles Malouines ou sur l’extraordinaire île de Géorgie du Sud, pour enfin atteindre la péninsule Antarctique.
Guidés par ces deux spécialistes, on découvre la beauté et la fragilité du monde austral, et l’évolution géologique et démographique devient compréhensible, de l’ère des dinosaures jusqu’à l’apparition des dernières espèces étrangères.
Et on prend conscience que, même si l’Antarctique reste le continent le moins pollué de la planète, il n’est pas à l’abri des menaces du changement climatique.
Pour sensibiliser le lecteur, Sylvain Mahuzier et Jean-Pierre Sylvestre reviennent avec finesse sur les différentes réglementations qui régissent tout passage sur ce fragment de l’ancien Gondwana.*
Illustré d’images inédites accompagnées de légendes claires et concises « Cap sur le grand continent blanc » est un très bel ouvrage qui nous transporte dans un univers fabuleux.
*Gondwana : Le Gondwana est un supercontinent regroupant l'Afrique, l'Inde, la Nouvelle Zélande, l'Australie la Nouvelle-Guinée. Ce supercontinent a commencé à se morceler il y a environ 160 millions d'années. Il y a 45 millions d'années, l'Inde entre en collision avec l'Asie, forçant la croûte terrestre à se plisser et formant ainsi l'Himalaya. Dans le même temps, la partie sud de l'Australie (l'actuelle Tasmanie) se sépare de l'Antarctique, permettant la création de courants océaniques entre eux, ce qui produit un climat plus froid et plus sec.Il y a 15 millions d'années, la Nouvelle-Guinée entre en collision avec le sud de l'Asie et plus récemment, l'Amérique du Sud s'est liée à l'Amérique du Nord.
(Source Wikipédia)


mercredi 30 août 2017

TROIS JOURS ET UNE VIE

Pierre LEMAITRE
Albin Michel

Antoine 12 ans, vit avec sa mère divorcée dans une petite ville. C’est un garçon solitaire, qui construit tout seul une cabane dans les bois, en partie pour faire envie à ses camarades qui l’ont délaissé depuis que Kevin a une Play-Station. Il faut dire que Mme Courtin, la mère d’Antoine, a interdit à son fils d’aller retrouver ses copains d’école chez Kevin le mercredi, parce que les jeux vidéo, ça rend bête.
Alors depuis quelques temps, Antoine va souvent dans sa cabane, accompagné d’Ulysse, le chien des voisins, qui est son compagnon et avec qui il converse très sérieusement. Il arrive aussi que Rémi, 6 ans, le fils des voisins, qui lui voue une admiration sans bornes, le suive dans ses promenades.
Un jour, Ulysse se fait renverser par une voiture. Le père de Rémi, personnage irascible et bagarreur, règle le problème de manière expéditive : sous les yeux d’un Antoine pétrifié, il tire une balle dans la tête du chien blessé et jette le corps près de la maison sur un tas de gravats.
Quelques jours plus tard, le cœur toujours serré, inconsolable, Antoine se réfugie près de sa cabane pour cacher ses larmes. Ulysse lui manque. Et c’est Rémi qui vient le rejoindre…
Ce qui va arriver ensuite changera le cours de la vie du jeune garçon, le faisant grandir d’un coup dans les affres de la terreur et d’une culpabilité solitaire.
Une histoire saisissante, écrite par le lauréat du prix Goncourt 2013 pour son roman « Au revoir là-haut ».

L'ENFANT DU LAC

Kate MORTON
Presses de la Cité – 2016

1933, en Cornouailles, au Sud-Ouest de l’Angleterre.
Les Edevane sont une famille heureuse : un couple très uni qui a 4 enfants : trois filles dont deux sont presque adultes, et le petit dernier Theo, onze mois, benjamin adoré de tous.
La famille vit dans une grande maison, vestige très confortable de l'immense propriété familiale maternelle.
Anthony le père, revenu traumatisé de la guerre, n’a jamais pu reprendre ses études de médecine et s’enferme souvent dans son bureau pour travailler à un ouvrage d’histoire naturelle.
Eleanor la mère, mène tout son petit monde d’une main ferme.
Puis le petit Theo disparaît. Tous les efforts de la police pour le retrouver resteront vains.

Soixante dix ans plus tard, une jeune inspectrice désœuvrée, en vacances dans la région, s’intéresse à cette vieille affaire jamais élucidée. La famille a quitté la région pour Londres après le drame et les deux filles aînées des Edevane sont maintenant presque nonagénaires. Tous les autres protagonistes de l’affaire sont morts, à l’exception d’un homme : le tout jeune policier qui avait participé à l’enquête, et qui n’a jamais oublié les événements…
Sous des allures de thriller, c’est un roman sur le lien familial, sur la mémoire et la culpabilité que nous propose l’auteure australienne des « brumes de Riverton »

GEOPOLITIQUE DU MOUSTIQUE

Petit précis de mondialisation IV
Erik Orsenna – Isabelle de Saint-Aubin
Editions Fayard 2017

Il y a dans le monde plus de 3500 espèces de moustiques, réparties sur tous les continents, sauf l'Antarctique.
Même si tous ne transmettent pas de maladies, il faut savoir que le moustique tue par an environ un million de personnes dans le monde, que non seulement il transmet le paludisme, (y compris dans certaines régions de France métropolitaine et d'Europe), la dengue, le chikungunya, la fièvre jaune et autres joyeusetés du même genre, mais qu’il est, par sa piqûre, le premier vecteur des maladies les plus diverses, entre animaux et de l’animal à l’homme.
Ceci posé, l’ouvrage d’Erik Orsenna ne vous noiera pas sous des descriptions absconses de pathologies (encore) inconnues sous nos cieux ; il nous fait prendre conscience de la fragilité de nos tranquilles certitudes sur la protection que nous assureraient nos climats tempérés : car le moustique voyage, mondialisation oblige, et la bête est résistante. Toutes les parades ont été tentées, elles n’ont fonctionné qu’un temps. La moustique (car c’est madame qui pique) s’adapte et reprend son bourdonnant labeur après un léger coup de fatigue. Les nouveaux essais (modification de l’ADN, stérilisation des populations mâles…) n’ont prouvé leur efficacité qu’à court terme, tout comme le DDT en son temps. Mais la question que pose l'auteur en filigrane est celle-ci : à quoi donc sert le moustique ? Faut-il l'éradiquer partout dans le monde ? Et s'il faisait partie d’un écosystème dans lequel, comme certaines expériences l’ont laissé entrevoir, sa disparition engendrerait un « monstre » plus dangereux et moins maîtrisable ? Vaste question, dont on comprend évidemment qu’elle ne concerne pas que l’éradication des moustiques.

Il y a de la philosophie dans cet essai, en plus des explications et des témoignages scientifiques compréhensibles par tous. Mais, plus étonnant, il y a aussi de la poésie dans cette « géopolitique du moustique ». Et c’est là que réside le génie d’Erik Orsenna : introduire de la poésie dans un texte sur l'un des insectes les plus meurtriers de la planète.